Histoire de la mode en France

21 mars 2010

Bienvenue sur mon site web! ^^

     Bonjour à tous, j’ai crée cet espace pour partager et vous faire découvrir l’histoire de la mode en France. On va s’insérer dans les différents étapes et tendances de l’univers de la mode française dès ce qu'on pourrait dire "sa naissance" jusqu’à nos jours.

Voilà, ça c'est mon objectif...

J'espère qu'il vous plaira et que vous profiteriez de votre passage sur mon blog. 

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Bienvenue sur mon blog !!

Et que l'aventure commence!!

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25 mars 2010

LA NAISSANCE DE LA MODE

On parle souvent de mode… mais qu’est-ce que c’est la mode? Quand est-ce qu’elle est apparue ? Eh bien, on pourrait définir la mode comme une tendance dans la manière de se vêtir, conformément au goût d’une époque dans une région donnée. C’est un phénomène qui implique le collectif de la société. Comme on sait, il y a plusieurs facteurs qui sont liés très directement avec la mode. Le plus déterminant est la recherche d’une esthétique, mais on trouve aussi la mode comme un moyen d’affirmer son rang social, son pouvoir d’achat ou sa personnalité.

Ces facteurs-là sont propres aux sociétés « non-antiques » pour ainsi dire, où le vêtement dépasse le fait banal de se vêtir et il n’est plus un élément pour  la surveillance mais une question d’appartenance social. On arrive ainsi à la question de la date de naissance de la mode.

Pensez-vous que la mode est atemporelle ? Qu’elle a été toujours présente dans la conscience humaine? Moi, je crois que non. Évidement, je ne m’imagine pas nos ancêtres en bavardant sur ses vêtements, ou sur les peaux des bêtes ou les plumes qu’ils porteront le jour d’après… C’est fou ça ! On ne peut pas parler de mode à ce temps-là… mais que pensez-vous de l’ancienne Egypte ? des Romains ? de la Grèce antique ? Là, je trouve que le phénomène de la mode est déjà en bouillonnement. On voit déjà qu’on donnait beaucoup d’importance aux nouveautés de la confection et qu’on faisait du vêtement, comme aujourd’hui, un instrument de distinction social. Voilà, la mode naît presque liée au fait de s’affirmer dans le pouvoir.

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Bref, si le vêtement a un caractère plutôt atemporel, la mode, à son tour, elle ne l'a pas. Au début de l’humanité, le vêtement n’était que fonctionnel. Mais très vite on a commencé à l’améliorer, à le teinter, à le coudre… On le personnalise pour marquer la tribu, la famille, le sexe… et le pouvoir. Peu à peu que le temps passe, cette customisation est aux dépens d’un motif de séduction ou de beauté.

On verra dans la prochaine entrée que c’est au Moyen âge qu’on peut rattacher plus probablement les premiers phénomènes de mode telle que nous la percevons à l’actualité(ou au moins quelque chose de pareil).

À ne pas rater!!! ;)

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31 mars 2010

MOYEN ÂGE

MOYEN ÂGE

Comme je disais, les premiers phénomènes de mode sont plus probablement à rattacher au Moyen Âge lorsque se produit ce qu’on appelle la « Révolution vestimentaire du début du XIVe siècle » : pour faire bref, on commence à porter les vêtements qu’on portait sous l’armure mais sans l’armure ce qui a été à peu près choquant.

Le concept de la beauté parfaite se définit au XIIIe siècle, plus particulièrement en France et en Italie. L’apparence extérieure prend de l’importance. L’apparence devient peu à peu signe d’appartenance sociale. Les groupes et les corps de métiers tendent à se différencier par la forme ou la couleur de leur tenue qui devient pus cariée et riche grâce aux apports des croisades.

Au XVe siècle, la garde-robe se divise horizontalement et le corps se corsète, le vêtement en soulignant les formes, tant masculines que féminines. Vers 1467, les robes se bordèrent de fourrures. Le costume féminin au Moyen Âge présentait certaines caractéristiques plus ou moins générales : le haut du corps était gainé tandis que le bas était allongé par la traîne, la silhouette cambrée au niveau des reins, large sur les hanches, ajusté sur le buste. Les coutures cintrées affinaient la taille. À cette époque, les tailles fines et les silhouettes affirmées étaient très en vogue. Après cela, elles devaient d’abord mettre un corset et après enfiler plusieurs jupons. Normalement, un d’entre ces jupons avait la particularité d’être raidi par des fils de fer pour créer l’effet «  cloche ».

Les femmes étaient relativement sophistiquées. Elles portaient des robes faites de dentelle, de soie ou de velours et aimaient être élégantes. 

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Pour ce qui est des hommes, ils portaient des caleçons longs voire mi-longs en cuir ou en toile avec une grande chemise aux manches bouffantes par-dessus. Ils portaient tous des ceinturons, la plupart du temps ornés de pierres précieuses et rarement ils sortaient sans chapeau égayé de plumes de couleurs.

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Comme vous pouvez voir la mode à cette époque-là était très différente à celle d’aujourd’hui. Néanmoins à nos jours on peut voir que le corset, mis en valeur au Moyen Âge, est de nouveau en mode. Vu que la mode est un éternel recommencement… à quand le retour des caleçons en cuir pour les hommes ?  

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08 avril 2010

LA RENAISSANCE

Comme on a vu, c'est à la fin du XIVe siècle qu'on pourrait commencer à parler de mode telle que nous la concevons aujourd'hui. À cette époque-là, la Cour montrait la mode que tout le monde essayait de suivre. Ce phénomène de mode va s'accélérer à partit de la Renaissance grâce à l'augmentation des communications à l'intérieur de l'Europe qui transportent avec elles les modes, le plus souvent venues du sud: Italie ou Espagne.

Au XVIe siècle, le costume était raffiné et luxueux. Les dentelles, les broderies en relief, les tissus riches et épais, les bijoux... tous ces éléments de parures contribuaient à la même aspiration: amplifier la beauté de ceux qui les portaient.

On va voir la mode chez les nobles puisque comme on a dit, les tendances sortaient de la Cour.

À la Renaissance, la chemise acquiert un rôle très important et elle devient une marque de richesse. Les nobles s'enorgueillissent de leurs chemises blanches et on veut la montrer. Cela explique la création de crevées ou taillades : on pratique des entailles dans le vêtement du dessus pour montrer la chemise.

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Au même moment et pour les mêmes raisons, apparaît la dentelle qui a pour but de décorer poignets et cols de la chemise. La dentelle devient de plus en plus large.

Il etait en effet courant à l'époque de posséder plusieurs paires de manches que l'on changeait selon l'envie, ce qui permettait avec deux robes et une dizaine de paires de manches de créer de très nombreuses tenues. C'est super non?!? Eh bien, c'est d'ailleurs de cette pratique que vient l'expression "c'est pas une paire de manche" qui veut dire que quelque chose n'est pas facile, par opposition aux manches qui étaient faciles à changer.

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Il faut citer la fraise. C'est un col plissé qui devient de plus en plus volumineux au cours du XVIe siècle. On la trouve dans les costumes féminins comme masculins.

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Il est nécessaire de parler un petit peu de la silhouette de la Renaissance.

La fin du XVe siècle est marquée par deux grandes innovations en matière d'habillement féminin qui révolutionnent la silhouette et la mode en générale. Ces deux grandes évolutions sont : d'une part le corset (dont on a déjà parlé) qui affine la taille, écrase la poitrine et donne au buste une forme conique, et d'autre part le vertugadin. Ce terme désigne des systèmes que l'on dispose sous la jupe pour lui donner une forme. Il va y avoir différentes formes de vertugadin selon les évolutions de la mode. Les premiers sont des jupons raidis par des structures en grain ou en fil métallique.

Voici un exemple:

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Mais le vertugadin peut prendre d'autres formes : un simple bourrelet posé sur les hanches pour les élargir (surtout en France), ou à l'autre extreme, on trouve aussi des vertugadins tonneaux ou encore tambour.

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Et pour finir, une petite curiosité :

Le vertugadin était appellé aussi cache-enfant... vous pouvez imaginer pourquoi!!

Oh là là, est-ce que vous pouvez imaginer, au présent, une femme qui cache son enfant sous sa jupe ?!?! :P  mdr mdr

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LE XVIIe SIÈCLE : LES RUBANS DU ROI SOLEIL

La mode est devenue de plus en plus exubérante au point que les souverains se croient obligés de sévir.

Plusieurs édits somptuaires, sous les règnes d'Henri IV et Louis XIII, contraignent les bourgeois à plus de modestie. en conséquence, la laine regagne du terrain sur la soie. Sous le règne de Louis XIII, les élégants renoncent aux fraises du temps d'Henri IV et leur substituent un jabot : immense col carré plat, bordé de dentelle.

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Ce col disparaît sous le règne suivante, celui de Louis XIV, au profit des "lavallières", foulards de dentelles inventés par la première favorite royale, Louise de Lavallière, puis des cravates, plus simples mais difficiles à nouer, inspirées par le foulard des mercenaires croates.

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C'est l'époque du Roi-Soleil... est-ce que vous pensez que la mode pouvait-elle échapper à l'éclat de celui-là? baaah noooon! Dans une Cour où chaque détail est soumis à l'étiquette, le choix des étoffes est défini par les saisons : les fourrures ne doivent apparaître qu'à la Toussaint, plus de taffetas une fois l'été envolé. Louis XIV donne le ton e se couvrant de volants de dentelles et de boucles multicolores. Il gagne des centimètres en montant sur des talons et abandonne les chausses pour une culotte large, la "rhingrave", qui croule sous les rubans.

Jusqu'à la fin du siècle, les perruques, mises en mode par Louis XIII et utilisées aussi par Louis XIV, l'un et l'autre soucieux de dissimuler leur calvitie, ne finissent pas de gagner en volume.

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Par comparaison, le costume féminin apparaît presque terne, malgré les effors des maîtresses royales pour rivaliser de créativité. Le corsage est toujours baleiné pour mettre en valeur le décolleté, les manches sont courtes, les jupes s'amoncellent.

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A la fin du regne de Louis XIV, le devant des robes s'orna d'applications réalisées dans des tissus colorés appelés "prétintailles". En hiver, les robes étaient doublées de panne et les femmes utilisaient des manchons mais ceux-ci demeuraient l'apanage des classes sociales supérieures car ils constituaient un critère de rang social.

Bon, plus ou moins c'était comme ça qu'on s'habillait à l'époque du Roi-Soleil... La mode est bien différente aujourd'hui, hein?

Ah, j'oubliais vous raconter une petite curiosité! J'ai lu quelque part qu'à cette époque-là, il n'y avait pas de robe spéciale pour le mariage!!

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12 avril 2010

LE XVIIIe SIÈCLE ET MARIE-ANTOINETTE

Le siècle des Lumières est le siècle du raffinement et d'une simplicité retrouvée. Les dames de la cour commencent à rivaliser d'élégance avec les hommes qui jusque là avaient le costume le plus ornementé. en même temps, le siècle aspire à plus d'intimité et de confort.

L'une des tenues les plus prisées du début du siècle est la "robe volante", comosée d'un corsage à plis arges tombant des épaules jusqu'au sol et d'un jupon rond. Cette robe était plus confortable mais elle était absolument indécente pour paraître à la cour.

À la cour c'est la robe "à la française" qui triomphe jusqu'à la Révolution. Malgré son nom, elle est portée dans toute l'europe. Cette robe se compose de la robe, à proprement parler, d'une jupe (sorte de jupon apparent) et d'une pièce d'estomac triangulare portée sur le thorax et l'abdomen. La silhouette et modelée par un corset et des paniers.

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Franchement, je crois que cette robe n'a rien de comode ... Elle est fort peu pratique non??

Voyons donc, la recherche de la simplicité dont je parlais auparavant. Les aristocrates commencent à s'inspirer du style vestimentaire des roturiers. Les dames de cour portent, dans l'intimité, des tenues champêtres inspirées des femmes du peuple. La robe devient plus simple, elle est portée avec une veste courte appelée casaquin ou caraco. La pièce d'etomac est remplacée par des rabats de tissu attachés par des boutons à l'ouverture frontale de la robe.

     Le succès de ce genre de tenue est à metre en parallèle avec la vague venue d'Anglaterre. L'Angleterre a une forte influence sur la mode masculine française pendant tout le XVIIIe siècle et commence à influencer la mode féminine à partir de 1770. La robe "à l'Anglaise" est une robe dont l'arrière est plié et remonté. Ces plis sont cousus dans le dos jusqu'à la taille. Elle se compose d'une jupe montée par fronsage puis couture au corsage selon une ligne qui reonte des hanches vers la taille. son corsage ajusté se termine par une pointe au bas du dos. elle pouvait être portée sans panier, ses drapés lui donnant alors sa forme ronde.

Cette influence est renforcée par Marie-Antoinette qui d'abord suit la tendance "à la française" mais peu à peu va se rebeller.

Elle est plongée dans une cour où domine le paraître. Très coquette, elle a parfaitement conscience d'être la première dame e France et dans son esprit, elle se doit d'être à la pointe de la mode, d'être la plus élégante. (Peut être s'interpose sa rivalité avec Mme. du Barry).

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Alors qu'une reine se doit d'être jolie mais discrète, Marie-Antoinette veut être à la pointe de la mode. Pour sa parure, elle fait appel à Rose Bertin, une modeiste très en vogue chez qui toutes les jeunes aristocrates accourent.

La reine lance la mode et toutes cherchent à lui ressembler. Ce qui paraît scandaleux pour l'époque, c'est que la reine n'hésite pas à partager sa styliste. Une chose alors totalement inconcevable!!!

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Par ses extravagances, la reine s'attire les foudres de sa mère, mais elle n'en a cure. Elle se plait dans la coterie qui suit sa mode et oublie qu'elle n'est pas heureuse.

Avec la naissance de Madame Royale, la reine sera métamorphosée. Cet évènement apporte à la reine une maturité nouvelle qui va modifier jusqu'à son apparence. Sa mise est désormais d'une simplicité minimaliste qui, à nouveau, va choquer le peuple.

Dans son petit Trianon, elle adopte alors un style très en vogue, les robes à l'anglaise, qui insultent le génie français, et pire encore, les robes dites "en Gaulle" qui sonr de simples robes de mousseline attachées à la taille par un ruban et légères comme une chemise.

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Elle aime se vétir d'une simple robe de coton avec un chapeau de paille. elleapprécie particulièrement la chemise en mousseline blanche, style qui fut baptisé "chemise à la reine" en 1775.

On dit très souvent qu'elle aspirait à être la plus jolie femme du royaume plutôt que d'être la reine. Privée de rôles politiques, elle souhaite de faire des réformes dans le seul espace qu'on lui laisse, celui des apparences, et, en effet, elle les a fait.

Voici quelques vidéos de Marie-Antoinette:

Vidéo 1: Marie-Antoinette et sa modiste Rose Bertin (Clique ici)

Vidéo 2: Marie-Antoinette et son influence (Cliquez ici)

Je vous laisse avec les vidéos et dans la prochaine entrée dans mon blog, je parlerai du costume masculin de cette époque-là :)

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LE XVIIIe SIÈCLE (continuation)

LA MODE MASCULINE AU XVIIIe SIÈCLE

La mode masculine était beaucoup plus chargée et développée que la mode féminine au XVIIe siècle. Elle se fait un peu plus discrète au XVIIIe siècle et semble se rééquiloibrer par rapport à la mode féminine pour obtenir des couplesvisuellement plus harmonieuses.

"L'habit à la française" se compose d'une veste ou "habit" (appelé "justaucorps" au XVIIe siècle) dont la forme va progressivement évoluer- il se compose aussi d'un gilet qui est la pièce d'apparat la plus importante et d'une culotte. En dessous ils portaient une chemise blanche, une jabot et des bas de soie.

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Le costume masculin a des couleurs vives et est luxueusement brodé. Même les boutons étaient recouverts de tissu brodé.

Des nombreux ateliers de broderie se trouvaient à Paris. On utilisait des fils d'or, d'argent et de soie, et parfois des sequins. La broderie était effectuée avant la coupe.

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Comme pour la mode féminine, l'influence anglaise est omniprésente. C'est à cette époque que le fief de l'élégance masculine s'installe en Angleterre, ce qui reste tès vrai aujourd'hui : l'élégance féminine est française, l'élégance masculine est anglaise, et il faut regarder vers l'Italie pour retrouver l'élégance des accesoires.

L'influence anglaise arrive surtout au milieu du siècle sous la forme de la redingote. Il s'agit d'une veste à col à revers taillé dan un tissu de couleur unie. La redingote ou frac est portée en tenue de ville. Comme pour la robe à l'anglise, la redingote est considérée comme beaucoup moins formelle que l'habit à la française.

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Pour finir, il faut faire référence aux premiers périodiques de mode. À la fin du XVIIIe siècle, la presse de mode illustrée connaît un développement spectaculaire : en 1785 est lancé à Paris le premier périodique de mode, Le Cabinet des modes, puis en 1797 paraît le célèbre Journal des dames et des modes. Les titres se multiplient ensuite au XIXe siècle.

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15 avril 2010

Le premier empire

La mode de cette période est en contraste complet avec la période qui précède (XVIIIe siècle) et la période qui suit, période romantique.

La mode féminine se transforme radicalement en se débarrassant du corset et du panier. On recherche la simplicité par opposition à l'Ancien Régime et pour imiter la mode antique. Eh oui, l'antique était à la mode!! Les femmes préfèrent aux robes rococo de fines robes de coton blanche presque transparentes, avec peu de vêtement de dessous.

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Ce genre de robe apparaît dès Marie-Antoinette, comme on a vu, sous l'influence de ce qu'on appelait "chemise à la reine".

Cette robe évolue progressivement vers un style néoclassique marqué par les formes raffinées et géométriques de l'antiquité gréco-romaine.

Des étoffes translucides comme la mousseline, la gaze et la percale sont privilégiées pour leur simplicité. Le vêtement n'est plus fait pour mouler le corps mais por le draper.

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Mais... pouvez-vous imaginer un hiver avec des tissus pareils??? C'est donc pourquoi on portait des chales en cachemire (ce qui est encore à la mode, non?). On voit aussi l'apparition des bien connus gants longs. On reprend aussi les vêtements d'extérieur anglais : le spencer court et la redingote, plus longue. Cette mode est très influencée par les uniformes de l'armée napoléonienne.

Enfin pour les tenues de cour, on retrove des traits typiques de l'Ancien Régime mais adaptés à la nouvelle silhouette. Le manteau de cour en est la partie la plus typique. Napoléon impose que tous les vêtements de cour soient en soie, ce qui doit lui permettre de relancer la production de soie à Lyon.

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26 avril 2010

2e partie du XIXe siècle

Cette seconde partie du siècle est marquée (à mon avis) par deux éléments principalement.

L’un de ces éléments est la crinoline. Celle-ci est la partie d’en bas des robes de bal. La mode au Seconde Empire est lancée par l’impératrice Eugénie de Montijo qui était d’une beauté éclatante. Elle avait acquis une grande liberté d’allure, on peut l’identifier en l’occurrence à Marie-Antoinette. En fait, Eugénie montrait un culte sentimental pour Marie-Antoinette comme on peut voir dans le portrait ci-joint.

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On disait d’Eugènie : « c'était une écuyère ». Il y avait autour d'elle comme un nuage de cold cream, de patchouli ; superstitieuse, superficielle, ne se déplaisant pas aux grivoiseries, toujours préoccupée de l'impression qu'elle produisait, essayant des effets d'épaules et de poitrine, les cheveux teints, le visage fardé, les yeux bordés de noir, les lèvres frottées de rouge, il lui manquait, pour être dans son vrai milieu, la musique du cirque olympique, le petit galop du cheval martingale, le cerceau que l'on franchit d'un bond et le baiser envoyé aux spectateurs sur le pommeau de la cravache. »

     Retournant au sujet initial, la silhouette était structurée par le corset en haut et la crinoline en bas. La crinoline est un jupon rigidifié d’abord par un crin de cheval (de là son nom) puis par des cerceaux d’osier ou de métal. Les plus grandes ont pu faire jusqu’à 3m de diamètre !!!!! J’imagine pas !! Ça devrait être trop incommode, non ? Pas moyen d’attraper quoique ce soit, difficile de s’asseoir et forcément sur un tabouret, risque de prendre feu si on passe près d’une cheminée, pas moyen de se rapprocher aux gens… Bref, un horreur. Heureusement, la structure évolue et il y a tendance à avoir moins de volume à l’avant et un peu plus vers l’arrière. Cette forme évolue ensuite vers ce qu’on appelle la tournure où tout volume est réuni sur les fesses.

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L'autre chose dont je voulais vous parler c'est de Charles-Frédéric Worth, créateur, pionner de la Haute Couture, a fait défiler, le premier, ses modèles sur de vrais mannequins (il invente les mannequins vivants) dans de prestigieux salons où se rassemblent une clientèle féminine aisée.

Sans doute les premiers défilés de couture de l'histoire!!!  J'aimerais pouvoir les voir!! et vous??

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27 avril 2010

La Belle Époque

La « Belle Époque » porte bien son nom dans le domaine de la mode comme vous allez voir. Aujourd’hui je vais vous parler de différents éléments qui fleurissent à cette époque-là comme les journaux de mode ou les maisons de couture.  Et dans une seconde partie, je parlerai de la silhouette et du vêtement de cette « Belle Époque ».

JOURNAUX DE MODE

La presse de mode a toujours été florissante en France depuis l'un des premiers journaux de mode La galerie des modes et costumes français publiée dès 1778.

Le XIXème et XXème siècles français voient s'épanouir des centaines de titres comme Le Magasin des Demoiselles, Le Journal des Demoiselles,

Des publications à large diffusion populaire comme Le Petit Echo de la Mode ont largement contribué à faire évoluer tenues et habitudes vestimentaires au plus profond du pays.

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MAISONS DE COUTURE

Les femmes de la bourgeoisie multiplient leurs commandes auprès de leurs couturières, aidées par les petites grisettes. Paris, qui entre dans le XXe siècle avec la prestigieuse exposition internationale de 1900, devient la capitale mondiale de la mode.

Il existait une vingtaine de maisons de couture à Paris en 1900.

Le grand couturier n'est plus un artisan au service de ses clients, il fait partie de leur monde, un monde plus mélangé qui se constitue sous le second Empire et se cherche une âme en même temps qu'une légitimité. Avec le dandysme, théorisé par Beaudelaire, il les trouve : la correction de l'élégance tient lieu de naissance, tant l'esthétique constitue en fait une éthique, inimitable pour celui qui n'est pas déjà un élu.

Dès le XIXe siècle, la confection (qui sera le futur prêt-à-porter) apparaît. Le XXe siècle est le siècle de la mode, qui voit émerger quelques-uns de ses plus grands créateurs. Il faut faire mention à Paul Poiret, qui ouvre sa maison de couture en septembre 1903.

LA SILHOUETTE

La silhouette en S qui est apparu avec la tournure continue d'être à la mode mais de façon moins caricaturale car la jupe perd de son ampleur en n'étant plus soutenue que par des jupons et non plus des structures rigides. Par contre la jupe s'allonge dans le dos, toujours à la recherche de cette fluidité. La taille reste fine, les hanches larges sont mises en valeur.

Le haut reste cambré et la poitrine est remontée pour pigeonner tout en s'aplatissant dans cette recherche de fluidité. 1900 est l'année de l'invention du corset dit "droit-devant" qui était censé être préférable pour l'abdomen (toujours ce problème des hygiénistes qui craignaient pour la santé des femmes) au traditionnel corset sablier mais qui donne une allure beaucoup plus cambrée au dos. Cette publicité explique la différence entre le corset sablier et le corset "droit-devant", démontrant les avantages de ce dernier :

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Contrairement aux jupes, les manches deviennent de plus en plus volumineuses et aboutissent aux manches gigot surdimensionnées de 1895 avant de désemplir un peu.

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Les corsages ont des cols très hauts, qui montent jusqu'au menton le jour, alors que les robes du soir sont très décolletées. Un grande contraste n'est-ce pas? Voyez cette photo-ci:

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Dès maintenant, on fera un parcours de la mode par petites époques et non plus par siècles.

Et pour la suite ?? La mode des Années Folles

Ah j’oubliais vous montrer une vidéo qui résume la mode en France de 1900 à nos jours de manière drôle, légère, enjouée et sympathique qui mine de rien raconte très bien l'histoire de la mode en France !

Cliquez -> ici


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29 avril 2010

Les Années Folles

   Au sortir de la Première Guerre Mondiale, les femmes françaises commencent à s’émanciper, beaucoup sont veuves et donc contraintes de travailler. Elles ont soif de liberté et veulent avant tout être à l’aise dans leurs vêtements. Les sports et les loisirs se démocratisent développant la demande de tenues confortables.
   Le mot d’ordre de la mode de 1920 est la modernité. Les spécialistes considèrent d’ailleurs que la mode, telle que nous l’entendons, est née à cette époque. Elle s’inspire du mouvement artistique Art Déco avec ses formes géométriques épurées.

   

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La mode des années 20 marque l’âge d’or des couturiers : plus de deux tiers des Françaises s’habillent sur mesure, les maisons de couture sont des entreprises rentables et leur activité fait vivre près de 500 000 personnes en France. Pour les classes moins aisées, les petits commerces de quartier recréent les modèles des couturiers, dont les patrons s’affichent dans les journaux. Jean Patou, Rochas, Lanvin, Maison Doucet et Chanel se partagent le haut de l’affiche de la mode 1920.

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   La femme des années 20 a une nouvelle silhouette : la minceur devient une référence et pour la première fois, le bronzage devient populaire. Elle porte les cheveux courts à la garçonne, qu’elle cache sous un chapeau cloche pour les sorties. La robe chemise fait une entrée très remarquée dans la garde-robe : elle est déclinée par de nombreux créateurs et est portée par toutes dans des couleurs vives.

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   La mode des années 20 voit naître une petite révolution : pour la première fois, les femmes dévoilent leurs jambes. La robe de jour et la jupe remontent au-dessus du genou avant de reprendre de la longueur dans la seconde moitié de la décennie. Les premiers vêtements « taille basse » apparaissent à cette période. Le corset, trop contraignant, est proscrit tandis que le corsage met en valeur la taille et le décolleté. Parallèlement, les premiers pantalons pour femmes voient le jour. La mode est au vêtement qui brille : paillettes, sequins et perles de verre s’incrustent sur les robes.

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Coco Chanel propose la petite robe noire pour la première fois en 1926. Elle deviendra un classique de la mode des années 1920, alors que cette couleur était alors réservée aux enterrements et sera surnommée « la Ford de Chanel », Madeleine Vionnet de son côté s’impose avec ses robes au drapé impeccable.

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  La fin de décennie est marquée par la crise économique, il devient donc de bon ton d’être discrètement élégant.

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Et comme pour moi, Gabrielle Chanel (COCO) porte en soi le terme ÉLÉGANCE, je vais lui consacrer une entrée toute entière pour elle. Donc voilà la suite :)

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06 mai 2010

Coco Chanel

chanel1Chanel, c'est une légende qui perdure, grâce à un passé riche d'inspirations et à un présent visionnaire, entre branchitude et classicisme.

Cette magie Chanel est due aux talents de Coco Chanel, jeune modiste en avance sur son époque, et de Karl Lagerfeld, dandy éclectique qui créent ainsi une alchimie inédite et propice à rendre éternelle une maison de couture. Et pourtant, rien n'aurait pu avoir lieu sans l'intervention d'une famille, celle des Wertheimer, qui depuis 1924 joue les éminences grises huilant les rouages Chanel.

En 1910, Coco chanel s'installe rue Cambon et commence à se faire un nom auprès des élégantes Parisiennes. en 1913, elle ouvre une boutique à Deauville, ce qui achève de la propulser dans les bonnes grâces des mondaines. Ses tailleurs en tweed très sport, ses coupes simples et parfaites permettant à la femme de vivre loin des corsets lui offrent rapidement la célébrité et tous ses avantages...

Mais ce qui va mettre Mademoiselle Coco à l'abri des affres des modes qui se démodent et des fluctuations économiques, ce n'est pas une de ses créations, mais une rencontre. Lors d'une course de chevaux en 1923, Gabrielle Chanel rencontre les frères Wertheimer, Pierre et Paul, de famille de fotune et, tous les deux, des hommes d'affaires réputés pour leur flair infaillible. C'est ainsi qu'ils investissent dans des sociétés prometteuses comme celle de Chanel, qui vient de lancer une nouveauté visionnaire - Chanel Nº5 - et ils n'hésitent pas à lui proposer leur concours.

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Coco Chanel y voit une opportunité de diffusion inespérée, et le 4 avril 1924, leur union commerciale donne naissance aux Parfums Chanel. Les Parfums Chanel sont un céritable succès et la maison de couture de Gabrielle Chanel affiche une santé rayonnante. Toutes les femmes désirent s'habiller en Chanel. En 1926, Coco aurait pu être sacrée reine de l'année, tant ses apports à la mode sont conséquents, symboliques et emblématiques.

La petite robe noire voit ainsi le jour, déclinant une élégance empreinte de chic et de sobriété. Pour ses collections, Chanel s'inspire de ses voyages, des hommes qui peuplent sa vie et de cette liberté qu'elle revendique. Elle crée des vêtements pour une femme émancipée et emprunte au vestiaire masculin un bon nombre d'éléments, tel que le tweed, les gases d'uniformes, les pantalons ou les larges boutons...

En 1926, Chanel trouve son style, t dote sa maison des codes qui l'animent encore aujourd'hui. En 1930, Coco Chanel habille les stars les plus en vues, telles que Greta Garbo et Marlène Dietrich.

Coco se trouve alors au sommet de sa gloire, à presque 50 ans. Dans les années 30, elle est à la tête d'un véritable empire, qui vend 30 000 pièces par an, possède une bonne partie de la rue Cambon et emploie plus de 4000 personnes. Cependant, les aléas de l'histoire vont contrecarrer cette gloire sans partage.

En 1939, la II Guerre mondiale éclate. Mademoiselle Chanel ferme sa maison et se fait discrète dans ses appartements, puis finit en 1944 par s'envoler vers la Suisse. Cette période offre une viion un peu plus sombre de Gabrielle Chanel, qui apparaît peu encline aux bons sentiments et au patriotisme.

Depuis que les Parfums Chanel ont vu le jour en 1924, leur succès n'a fait qu'augmenter. Cependant vu la répartition des parts de la société, Coco Chanel ne récupère que les miettes de ce fracassant succès commercial, et nourrit un profond ressentiment envers les frères Wertheimer, qui avaient su être visionnaires et qui en récoltaient désormais les fruits. Mais coco ne tolère pas que cet arget lui file entre les doigts.

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C'est pourquoi, lorsqu'elle va avoir l'occasion de récupérer ce qu'elle estime être son bien, elle mettra tout en œuvre pour arriver à ses fins, et ce de façon loyale ou déloyale. Les Wertheimer sont juifs, et se sont exilés en Amérique lors du conflit mondial et de la traque antisémite. La loi, sous l'occupation, exige alors que leurs biens soient administrés par un allemand. Gabrielle Chanel, avec l'aide de son amant Hans Gunther Von Dincklage (officier allemand des renseignements), tentera alors de racheter la société. Cependant, Mademoiselle Chanel ne parviendra pas à ses fins, les Wertheimer ayant conservé des amis sur place, qui ont su protéger leurs intérêts.

Contre toutes attentes, lorsque Mlle Chanel revient en 1954, les conflits entre elle et ses associés se sont apaisés. Ce sont même les Wertheimer qui permettront à Chanel de ne pas sombrer. En effet le temps à passé, la mode est à Dior et au New Look et le premier défilé de Chanel déçoit. Les Wertheimer rachètent alors l'ensemble de la maison, injectant des capitaux et permettant à Coco Chanel de préparer une seconde collection.

Coco Chanel retrouve alors grâce auprès de la population grâce au soutien infaillible de Hélène Lazareff (rédactrice en chef du magazine Elle) et de l'admiration que lui vouent les Américaines. Coco est à la création, tandis que Jacques - un fils Wertheimer - dirige la maison d'une main de fer et s'allie à Jacques Helleu, qui fera de la communication l'une des forces de Chanel. À la mort de Coco Chanel (en 1971), la maison habille les grandes de ce monde, mais a perdu son impudence novatrice et révolutionnaire.

Alain Wertheimer décide néanmoins de faire perdurer l'aventure Chanel. Comme ses prédécesseurs, il préfère l'ombre à la lumière et désire plus que tout faire fructifier solidement la maison Chanel en tant que telle, sans dépendre des actionnaires. C'est ainsi qu'il ne fait pas entrer la société en bourse et reste seul décisionnaire de la marche à suivre. "Vivons cachés" semble être le mantra de ce génie des affaires qui a réussi en une vingtaine d'années à doter le Chanel moribond des années 70 de plus de 80 boutiques en nom propre.

Alain Wertheimer n'a jamais voulu céder aux sirènes des franchises ou déléguer l'élaboration de ses parfums à des laboratoires étrangers. Il ne veut pas tromper sa clientèle et mise tout sur l'excellence : rien n'est trop beau pour Chanel. Afin que la magie opère, Wertheimer ne regarde pas à la dépense et donne sa bénédiction lorsque Karl Lagerfeld, à la direction artistique depuis 1983, dessine une robe nécessitant plus de 600 heures de travail chez Lesage…

Cette magie est encore possible, car la société est gérée d'une main de maître. Elle est divisée en trois parties : la mode, les parfums et cosmétiques, et la joaillerie horlogerie. Trois sections qui, si elles sont indépendantes, ne cessent de communiquer afin d'offrir une cohérence stylistique.

De plus, Chanel ne laisse rien au hasard et conserve un œil sur tout. La création se passe rue Cambon, les laboratoires sont à Neuilly, tandis que les points de vente ne souffrent pas la médiocrité, Chanel n'étant distribué que dans des écrins luxe et haut de gamme. Le groupe dispose de cinq centres névralgiques dispatchés sur le globe, afin de gérer au mieux son expansion internationale, avec un accent sur l'Asie.

En terme de communication, jusqu'en novembre 2007 Chanel possédait un homme hors pair qui depuis 50 ans réglait « les problèmes de goût » de la maison. C'est ainsi à Jacques Helleu que l'on doit les plus belles campagnes Chanel et les visages de stars assimilées au n°5. Ce grand esthète, amoureux de l'élégance, ne choisit que le meilleur pour Chanel, qui est devenu l'une de ses raisons d'exister. Il collabore ainsi avec Richard Avedon, David Bailey ou Ridley Scott, fait du tournage d'un spot publicitaire une aventure cinématographique, et ne lésine sur rien pour rendre hommage à la frivolité.

Au final, Chanel perdure, entre capitaux privés, Haute Couture (éternel gouffre financier), chic intemporel, adéquation parfaite avec l'air du temps et un couturier plus jeune que jamais, en dépit de ses 70 ans passés. Chanel reste un mystère - né d'une petite Auvergnate - qui a su au fil des années se développer sans perdre de sa saveur, grâce à la volonté de certains hommes hors du commun...

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Site officiel : Chanel 

Vidéo : Interview à Coco Chanel 1969

Vidéo : Coco Chanel parle de l'élégance 

Site ELLE.fr : Biographie de Coco

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08 mai 2010

LES ANNÉES 30

Àprès une décennie d'années folles, la France est en crise suite au krach de 1929. Il touche de nombreux secteurs et plongue le monde dans un climat d'hostilité générale, de crainte et de restrictions.

Il en est fini des tenues frivoles et des cheveux à la garçonne. La mode des années 1930 marque le retour au classicisme de l'avant-guerre où le tenues étaient plus conseratrices et conventionnelles.

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30_b    La photographie de mode voit le jour au milieu des années 30 avec Christian Bérard et Man Ray. Ils sont les premiers à illustrer, en photo, les magazines féminins Vogue, Marie-Claire et Harper’s Bazaar. Pour la première fois, la Française où qu’elle vive reçoit une image unique de la femme à travers les publications féminines, où les mannequins posent dans des tenues de haute couture. Les photographes les mettent en scène, à la plage, faisant du sport, devant une voiture… Ces magazines renvoient une image parfaite de la mère de famille dévouée, une vision délaissée au sortir de la Première guerre mondiale au profit de la femme moderne et indépendante.

Désormais, les femmes se doivent de revêtir l’image de la mère de famille dévouée mais élégante. Elles portent le plus souvent le tailleur dans la journée, et réservent les robes moulantes et longues pour les soirées. Les épaules sont légèrement rembourrées pour donner au buste la forme d’un V, et les décolletés dévoilent le dos. Pour les robes de jour, chaque femme adapte sa tenue à ses activités même si deux tendances se dégagent : la robe moulante à la taille et au tombé droit, et celle étroite, nouée ou drapée dans le dos.

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   Au grand dam des féministes, la mode des années 1930 se réconcilie avec le corset qui revient dans les garde-robes sous forme de gaine, pour maintenir le ventre plat. Le chapeau qui n’a jamais cessé d’être en vogue est porté sur le côté de la tête, de façon asymétrique, sur une chevelure souvent ondulée ou bouclée. C’est à cette époque qu’apparaissent les premières teintures à cheveux, popularisées par les stars de cinéma.

   Dès 1936, les premiers congés payés vont faire évoluer la mode des années 1930: elles sont à la recherche de tenues décontractées. Les grands noms du tennis imposent leur mode : les tenniswomen anglaises délaissent la robe pour porter des shorts, pièce qui sera reprise par de nombreuses femmes.

   La mode des années 30 voit naître, dans les maisons de couture, les premières coupes en trois dimensions qui adaptent le vêtement aux différentes formes du corps et remplacent les coupes à plat ne donnant aucun volume. La maison Vionnet expérimente les coupes en biais pour donner plus de souplesse au vêtement. Les couturiers utilisent des matières encore peu usitées, comme le lamé, et ornent les créations de strass et sequins. À la fin des années 1930, le nylon est commercialisé et deviendra l’une des matières les plus demandées de la décennie d’après.


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LES ANNÉES 40

   La mode des années 40 est rythmée par les événements géopolitiques de l’époque. Pour comprendre les grandes tendances, il faut distinguer trois points de repère: la guerre, la libération et l’avènement du New Look de Christian Dior.   

1940. Le début de la décennie est marqué par la Seconde Guerre Mondiale. Les maisons Chanel et Vionnet ferment leurs portes, même si d’autres ateliers (Lucien Lelong, Elsa Schiaparelli) restent ouverts. Il s’agit pour eux de préserver la tradition française de la couture sous l’occupation. Les restrictions qu’impose la guerre ne permettent pas à la mode de créer des nouvelles tendances. 1040

Les premiers tickets de rationnement apparaissent en 1941 : ils concernent dans un premier temps l’achat de produits textiles. La zone occupée connaissant une pénurie de vêtement, les collections de 1939 domineront la mode des années 40 pendant la guerre. Pour faire face aux restrictions de la guerre, il est de bon ton d’adapter soi-même ses tenues à son rythme de vie. La silhouette féminine du début des années 1940 a les épaules larges, la femme porte des robes raccourcies, à la taille serrée et ceinturée, et à manche ballon. Petit à petit, les gros manteaux sont abandonnés pour laisser place à la veste, telle celle des hommes, souvent portée sur plusieurs couches. Les premières semelles compensées apparaissent pour allonger la silhouette féminine. 

Au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, l’industrie de la mode et du textile est mal en point. Les Français cherchent désespérément à s’amuser et la mode des années 40 s’adapte à la vie mondaine retrouvée. Les femmes renouent avec la féminité : elles portent de grandes robes sous des capes, leurs épaules sont souvent nues et l’on entrevoit leur poitrine grâce au décolleté en U. Progressivement, les jupes s’allongent, jusqu’à atteindre, dès février 1947, quelques centimètres au-dessus des chevilles.

   Le 12 février 1947, le Tout-Paris découvre la collection Corolle d’un certain Christian Dior qui vient d’ouvrir sa maison de couture. Les acteurs de la mode des années 1940 assistent à une mini-révolution : les jupes sont à peine à trente centimètres du sol, la taille est extrêmement marquée ce qui met la poitrine en avant et les épaules s’arrondissent : c’est le New Look. Christian Dior crée des femmes fleurs, il répond aux rêves de féminité des Françaises. Très vite, l’Europe et l’Amérique succombent à la femme Dior. Alors que les tickets de rationnement sont toujours en service (ils le seront jusqu’en 1949), Christian Dior choque : il utilise près de 20 mètres de tissu pour la confection d’une robe, quand auparavant il ne fallait en compter que 3. Cela n’empêchera pas son New Look de s’imposer à travers le monde et d’être une des tendances dominantes de la décennie suivante.

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LES ANNÉES 50

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Au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, les femmes, qui ont endossé l’uniforme de travail de leurs maris alors qu’ils étaient au front, sont à la recherche de féminité, de chic et d’élégance. Cette requête a été entendue par de nombreux créateurs de mode, avec en tête de liste le grand couturier Christian Dior et son new look.

Parallèlement, de nombreux progrès techniques ont été réalisés au service de la mode : c’est l’avènement du polyester, du polyamide et de l’acrylique. Grâce à ces avancées, le prêt-à-porter voit le jour progressivement dans les maisons de couture. Les commerces de mode reprennent le new-look qui envahit désormais les rues.

La mode des années 50 est aussi marquée par le retour de la maison Chanel, qui avait cessé ses activités depuis la guerre. Coco Chanel introduit le fameux petit tailleur en 1954, pour contrer le succès des femmes « Corolle » de Dior. Le look Chanel stricte sera très populaire à la fin de la décennie et s’imposera dans les années 60.

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Aux Etats-Unis, la mode des années 50 est synonyme de grâce et d’élégance : Hollywood est en pleine expansion avec des films à succès comme Certains l’aiment chaud et les actrices glamour imposent leur style de pin-up voluptueuse. Audrey Hepburn devient l’égérie de Givenchy, le grand couturier va d’ailleurs créer ses tenues dans Diamants sur canapé. Marilyn Monroe et Lauren Bacall imposent leur style glamour, robes corolle et gants fins montant jusqu’aux coudes, ou jupes « crayon » arrivant à hauteur des mi-mollets dans « Comment épouser un millionnaire ? ». Elvis Presley, icône du tout jeune rock’n’roll, et James Dean dans La Fureur de vivre vont populariser le port du blue-jeans, qui sera démocratisé avec la révolution culturelle des années 60.

La mode des années 1950 prend une nouvelle tournure à la fin de la décennie. En 1957, Hubert de Givenchy présente les robes « Sack », aux lignes droites. L’année d’après, quelques mois après la mort de Christian Dior, son remplaçant Yves Saint Laurent présente la collection « Trapèze » dont les robes sont droites et triangulaires, suivie la même année par les premières robes Empire, serrées sous la poitrine et au tombé droit. À l’approche des années 60, Mary Quant raccourci notablement ses robes et commence à introduire la minijupe qui deviendra l’un des plus gros phénomènes des Sixties.

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Les années 50 voient aussi l’avènement des soutien-gorges pigeonnants, des talons aiguilles et de la gaine qui permettent d’atteindre les formes tant convoitées par l’esprit « New-Look »

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La mode des années 1950 révèle donc la femme dans toute sa féminité et son élégance, plus glamour que jamais.

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09 mai 2010

La mode des Sixties!!

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Les années 60 constituent une phase révolutionnaire dans l’histoire de la création vestimentaire, qui voit l’essor d’une mode protéiforme venue de la rue. L’image de la femme apprêtée des années 50, aux formes très dessinées, s’estompe au profit d’une silhouette plus plate, plus géométrique. 1960: Un vent de liberté et de jeunesse souffle sur les garde-robes.

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   Jamais une époque n’aura autant matérialisé les changements socioculturels au sein des tendances vestimentaires. La mode des années 60 fait en effet rimer progrès et contestation dans une véritable révolution des apparences. L’heure est à la société de consommation : l’industrialisation croissante du travail vestimentaire encourage l’essor du prêt-à-porter face à un secteur de la haute couture en perte de vitesse. C’est d’abord au sein de la jeunesse issue du baby boom que se forge une nouvelle culture vestimentaire, largement inspirée du modèle anglo-saxon. Des groupes imposent leur appartenance à un style bien défini : les « yéyés », les « blousons noirs », les « mods » ou les « rockers » se font l’emblème d’une contre-culture qui s’affirme plus que jamais dans les apparences. La place des femmes dans la société a également changé : devenues actives, elles recherchent des vêtements favorisant la liberté de mouvement. Pour la ville, l’ensemble tailleur-jupe est toujours de rigueur, tandis que la robe-sac lancée par Balenciaga en 1957 commence à s’imposer. Progressivement, les jupes, qui se portent au-dessous du genou, vont se raccourcir.

   C’est à Londres au début des années 60 que la « mini skirt » fait son apparition, à l’initiative de Mary Quant. La tendance déferle bientôt en France, s’érigeant en symbole de l’indépendance féminine. Le couturier vedette des années 1960, André Courrèges, est le premier à se saisir du phénomène en faisant de la mini jupe la pièce phare de sa collection printemps-été 1965, dans une version plus futuriste que sa cousine d’outre-Manche. La mini jupe se porte avec des bottes, qui deviennent bientôt à la mode été comme hiver. La démocratisation de la jupe courte favorise en outre l’essor des collants qui viennent remplacer les bas, et se portent généralement de couleur.

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Rarement une mode n’aura tant marqué les esprits, au point que ses codes constituent aujourd’hui une référence qui jouit encore d’un vif succès sur les podiums. Près d’un demi-siècle plus tard, les années 60 n’ont jamais été autant à la mode !

   Contre une mode qui ne distinguait pas les mères de leurs filles, la mode des années 1960 encouragent les audaces. Le pantalon n’est plus seulement l’apanage du sexe fort. Pour la femme, Pierre Cardin propose des ensembles composés d'un pantalon ajusté associé à une veste à col montant. Les jeunes filles commencent à adopter le blue jean à la fin des années 60. La robe trapèze ou chasuble, en vogue chez Courrèges et Pierre Cardin, connaîtra son heure de gloire tout au long des années 60. La silhouette se rajeunit. L’icône de la libération de la femme, Brigitte Bardot, inspire une mode plus sexy qui met en valeur les formes. Au cours des années 60, le monokini a fait son apparition sur les plages, le deux-pièces étant encore réservé aux actrices et aux « pin up ». Cette décennie est également marquée par le triomphe des couleurs vives et acidulées : les motifs, fleurs, pois, rayures, et autres formes géométriques (losanges, damiers, ondes…) émergent sur les vêtements. Au crépuscule des années 60, le mouvement hippie venu des Etats-Unis importe en France un mode de vie qui s’imprime dans les silhouettes : la tendance est au psychédélique, avec ses couleurs criardes, ses jeans « pattes d’éléphant » et ses vêtements fluides et amples.

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Et une chanson pour dancer ;)  "Vous les copains"

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15 mai 2010

LES ANNÉES 70

L’audace est sans aucun doute ce qui définit le mieux la mode 1970. On ose les pois, les rayures, les superpositions, les paillettes, les associations de couleurs… les années 70 sont synonymes d’extrême. Les différents courants culturels sévissant à cette période ont tous en commun de ne reculer devant rien ; les hippies, les punks et les fans de disco s’expriment aussi bien à travers la musique qu’à travers leurs tenues vestimentaires.

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La libération de la femme et mai 68 ont fortement influencé la mode des années 1970 : le pantalon est définitivement devenu unisexe, les femmes portent les cheveux aussi bien courts que très longs et les ventes de jeans en Europe augmentent de 300% entre 1970 et 1976. Les hippies, dont le mouvement commence à s’essouffler vers 1975, introduisent le pantalon patte d’éléphant, serré aux cuisses et évasé à partir des genoux, qui devient l’un des symboles de la mode 1970.

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Le tout nouveau mouvement disco qui arrive des Etats-Unis au début des années 1970 s’empare aussi du « pattes d’eph’ ».

Les stars internationales imposent leur style: Dalida s’affiche en paillettes et les coupes de cheveux « Farrah Fawcett » sont à la mode, le groupe ABBA se produit en combi pantalon et chaussures plateformes et les Bee Gees portent le fameux col pelle à tarte.

Les couleurs vives sont très présentes pendant les années 1970 : les couleurs dites « soleil », comme le jaune, orange et rouge ; et des couleurs flashy comme le rose, le bleu électrique et le vert pomme. Le doré et l’argenté s’imposent en même temps que les strass. Les premiers vêtements en vinyle font leur apparition ainsi que ceux en matières plastiques. L’âge d’or des créateurs de mode arrive à la même époque, avec la création de nombreuses maisons de prêt-à-porter telles que Kenzo, Thierry Mugler et Jean-Charles de Castelbajac, parallèlement, de plus en plus de maisons de haute couture ferment leurs portes.

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La mode 1970 voit naître le mouvement punk en 1976 avec en tête de file les anglais de The Sex Pistols et les américains des Ramones. Leur style vestimentaire s’impose auprès de leurs amateurs : le tartan à tout va, le blue-jeans troué sous un kilt et les accessoires indispensables : les épingles à nourrice, le bracelet à clous et les grosses bottes Dr Martens. La créatrice de mode Vivienne Westwood est la première créatrice à s’être illustrée dans la mode punk avec sa boutique « Sex » ouverte à Londres en 1971.

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LES ANNÉES 80

Les années 80 signent l’ère du « fric et de la frime » en matière de mode : hautes en couleur, les garde-robes abandonnent les tenues sages au profit des déstructurations, des excentricités, voire de la provocation. Sans souscrire à un code ou une tendance unique, la mode s’affiche dans la multiplicité et le métissage.

   En France, la mode des années 1980 est un phénomène artistique à part entière : pour la première fois, le travail des créateurs s’expose dans les musées et les galeries, tandis que la fin de la décennie voit le phénomène de starification des tops models. 1980, c’est le début d’une génération de mannequins appelées à une célébrité internationale (Claudia Schiffer, Naomi Campbell, etc…). Les médias et la publicité se font la chambre d’écho privilégiée des tendances vestimentaires, qui touchent un large public.

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Les jeux sur les tailles et les dimensions sont également de rigueur, avec une silhouette généralement en X : la taille de guêpe contraste avec des épaules structurées, voire surdimensionnées, à l’aide d’épaulettes ou de manches bouffantes. Le caleçon moulant se porte avec un sweat ample ou une robe pull et des low boots, tandis que le pantalon à pinces taille haute légèrement bouffant ou la jupe boule s’accorde avec un body décolleté.

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   Dans la rue, l’engouement pour la mode est manifeste, avec une tendance générale au voyant et au clinquant. Le look des années 80 consiste en effet en un cocktail de couleurs vitaminées, de motifs et de détails : teintes fluos, pastels, rayures, pois, strass ou paillettes illuminent les silhouettes, tandis que l’on assiste à l’explosion des accessoires. Les boucles d’oreilles et les bracelets en plastique envahissent les tenues et se portent de préférence oversize et colorés.

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Quelques tendances particulières apparaissent dominantes au cours des années 80. Le début de la décennie est ainsi marqué par le mythe de l’executive woman en tailleur, aux épaules larges accentuées par des paddings proéminents (Thierry Mugler, Claude Montana). L’explosion de la New Wave inspire une tendance rock ou gothique à la fois chic et sexy : le noir s’impose comme la couleur des années 80, tandis que les jeans se portent déchirés ou frangés avec bustiers ou bodys. La pop vient supplanter le disco au cours de la décennie et apporte avec elle son lot de couleurs acidulées ou satinées, dans un esprit Flashdance. La tendance sportswear importée des Etats-Unis déferle sur la France avec ses joggings colorés et ses baskets. La vie urbaine encourage le développement de vêtements confortables. Dans les ateliers, la recherche de nouveaux matériaux mieux adaptés à la vie contemporaine donne ainsi jour à la nouveauté technologique des années mode 1980 : le lycra. L’époque est enfin à l’essor des créateurs étrangers, et notamment asiatiques. Le style ethnique de Kenzo séduit des Françaises à la recherche d’exotisme.

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Les looks des années 1980 ont rarement été aussi variés et nuancés. Plus que jamais, la mode sert à être vu et identifié pour son appartenance à un groupe.

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LES ANNÉES 90

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Après plusieurs décennies de consommation excessive, les années 1990 marquent un changement radical dans la façon d’acheter, donc de s’habiller. La mode des années 90 est influencée par les événements sociopolitiques de l’époque : le bloc soviétique vient d’éclater, le chômage augmente considérablement, le sida se propage de plus en plus et les banlieues font ressentir leur malaise. On arrête donc de s’intéresser au corps en tant que tel, on cherche plutôt à mettre en avant son identité. La mode des années 1990, c’est celle de toutes les tendances :

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- On recycle les basiques des décennies précédentes en les accessoirisant. Certains vêtements, comme le trench coat, le caban, le pull marin, le jean Levi’s et le K-way, sont devenus des pièces phares des années 1990.

Le pantalon patte d’éléphant fait son grand come back, après plus de 10 ans d’absence, ainsi que la salopette des années 70.

Dans un esprit très années 90, les T-shirts font passer des messages, soit par des petits textes, soit par des smileys. Le classique de la marque Petit Bateau, le petit T-shirt a vu ses ventes progresser de 1000% de 1995 à 2000.

Les imprimés sont très joyeux: fleurs hawaïennes et tartan sur les chemises, animaliers (vache, léopard et zèbre) sur les pantalons, foulards et autres accessoires. En hiver, le pashmina remplace l’écharpe.

- La musique inspire la mode des années 90 : Le grunge devient un mouvement de mode, avec le groupe Nirvana en tête de liste. Même si les grunges se revendiquent par définition anti-mode, leur look a été reprise par toute une génération : jeans déchirés, vieilles baskets et l’indispensable chemise à carreaux.  Et aussi, dès les années 95, avec la musique des girlsbands: les filles copient le look ultra girly des Spice Girls. Elles font revivre les couleurs soleil des années 70, les chaussures plates-formes et les paillettes.

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- L’âge d’or du sportswear : les joggings se vendent comme des petits pains et dans toutes les couleurs. Les baskets sont très présentes avec les marques Nike, et le succès de sa Cortez, et Adidas qui voit les ventes de la Stan Smith relancées.

- En couture, c’est l’avènement des créateurs de mode minimalistes comme Martin Margiela et Yohji Yamamoto. De son côté, la Chambre Syndicale de la haute couture connaît une crise : elle ne compte plus que 16 adhérents à la fin des années 90, contre 200 au milieu du siècle. Et paradoxalement, les années 1990 voient le développement des groupes de luxe entraînant avec eux le mercato des créateurs de mode : John Galliano chez Dior, Jean Paul Gaultier et Alexander McQueen chez Givenchy.

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17 mai 2010

ANNÉES 2000

La compétition dans les looks semble cependant s'être calmée au profit de l'éclectisme inspiré de la world music. On notera aussi le succès de la silhouette sportive à l'américaine : survêtement, T-shirt, casquette et chaussures souples, ainsi que le retour aux éléments de mode des années 1980.

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Enfin, dans les années 2000, deux tendances semblent s'imposer en parallèle : D'un côté, l'aspect des vêtements tend à devenir moins important que la marque, expression du pouvoir d'achat du consommateur et de l'image ou philosophie de vie auquel il s'identifie. La mondialisation et la concurrence ont entraîné la fusion des groupes de l'industrie de la mode et du luxe et un marketing poussé. Les nécessités liées à la rentabilité et au retour sur investissement ont augmenté le nombre de collections par an, accéléré le roulement des nouveaux produits, tout en faisant et défaisant les modes en très peu de temps.

À l'inverse, on a pu observer un rejet de la mode en tant que stigmate de la consommation à outrance, avec le phénomène "No Logo" - en référence à l'ouvrage de Naomi Klein, figurant en 2000 sur la liste du Gardian Award, puis paru en France en 2001. Cette volonté de résister aux diktats et aux apparences consuméristes s'est notamment illustré dans le refus de porter des marques aux logos ostentatoires.

La mode contemporaine exprimerait à la fois une certaine attitude grégaire et le rejet de toute appartenance à une catégorie déterminée. L'adolescence est une classe qui n'en est pas une, une classe d'âge éphémère. L'élite des médias semble vivre dans un monde irréel, instable. Il en va de même pour les mannequins.

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. Les couturiers, tel Paul Poiret au début du siècle évoqué, puis Madeleine Vionnet, Cristobal Balenciaga, Christian Dior, Yves Saint Laurent, Hubert de Givenchy, Pierre Cardin et Coco Chanel ou André Courrèges, Nina Ricci et, plus récemment, Thierry Mugler, Christian Lacroix, ou Antoine Chaulieu sont devenus des personnages publics. Ils sont devenus des créateurs de tendances pour les grands noms de la distribution internationale. Leur rôle est ainsi devenu plus proche du public consommateur ordinaire. Le paradoxe restant que leur notoriété grandissante les classe parmi les célébrités, people ou stars des magazines, soit du secteur, soit encore des médias, tels que la télévision ou le cinéma.

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Et voilà la mode de nos jours!!

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